La pensée positive peut-elle être génératrice de changement ?

Trop sou­vent, nous déci­dons de nos actions et de nos désirs par défaut. Par exem­ple, nous ne voulons pas avoir de prob­lèmes d’argent ou de poids, nous ne voulons pas déprimer, ni tomber malade etc.
De la même manière, nous accu­mu­lons de nom­breuses oblig­a­tions intérieures : Il “faut” pou­voir être indépendant(e) finan­cière­ment, être bien élevé(e), bienveillant(e), heureux, beaux, libre, intel­li­gent, drôle, réus­sir etc.

Toutes ces exi­gences insis­tent sur ce qu’il FAUT ou sur ce qu’il ne FAUT PAS être ou avoir, selon la société ou vos exi­gences pro­pres.
Ces exi­gences sont gou­vernées par la peur et son acolyte préféré, le con­trôle.

Com­prenez que der­rière le con­trôle, il y a de la peur. Peur de ne pas être “comme il faut”, de souf­frir… etc.
Et ces deux atti­tudes (peur et con­trôle) fer­ment la porte au plaisir

Dans le mod­ule sur les émo­tions de la for­ma­tion en ligne vous apprenez que la joie, tout comme le plaisir, peu­vent être asso­ciés à votre bous­sole intérieure. Là où se trou­ve la joie et le plaisir se trou­ve la direc­tion essen­tielle, celle de vos désirs pro­fonds.

Met­tre le plaisir ou ce que vous désirez au cen­tre de vos pen­sées, choix et actions active la con­créti­sa­tion des change­ments intérieurs et extérieurs qui ren­dent heureux.

Tout cela com­mence déjà par faire atten­tion à vos pen­sées et vos paroles (qui traduisent votre manière de penser).

Même si théorique­ment dire qu’il ne pleut pas, revient à dire qu’il fait beau, ces deux for­mu­la­tions agis­sent émo­tion­nelle­ment très dif­férem­ment

Partez du principe que l’inconscient ne con­naît pas la néga­tion. Quand vous vous dites “Il ne pleut pas”, l’inconscient ne perçoit pas la néga­tion et reçoit donc l’information “Il ne pleut pas”. Alors que lorsque vous vous dites “Il fait beau”, l’inconscient reçoit cette infor­ma­tion telle quelle.
Dif­fi­cile à con­cevoir ou accepter ?
Ok, si je vous dit : “Il n’y a pas d’éléphant rose”… con­cen­trez vous sur cette phrase : “Il n’y a pas d’éléphant rose”… vous voyez quoi dans votre tête ? Bah oui !
Notre incon­scient fonc­tionne comme ça.

A la récep­tion de chaque infor­ma­tion l’inconscient active les juge­ments de valeurs et émo­tions qui y ont été asso­ciées par le passé.

Exem­ple de “Il pleut” à Paris :

L’inconscient peut activ­er les pen­sées asso­ciées : “ENCORE ! Il fait moche, c’est dép­ri­mant” et les émo­tions de tristesse, frus­tra­tion… asso­ciées. Votre teint devient plus gris, vos épaules tombent… et tout paraît plus terne, moins atti­rant.

Exem­ple de “Il pleut” à Los Ange­les :

L’inconscient peut activ­er les pen­sées asso­ciées : “GENIAL ! De l’eau pour la nature et nos jardins. Il va y avoir moins de risques d’incendie”. Ces pen­sées activent à leur tour de l’apaisement et peut-être un sen­ti­ment plus impor­tant de sécu­rité pour les habi­tants qui habitent en bor­dure de forêt. Le sourire s’élargit, le corps est plus déten­du… et tout paraît plus léger.

Com­prenez bien qu’essentiellement, la pluie n’est ni bonne ni mau­vaise. Mais elle reste cul­turelle­ment cod­i­fiée. En fonc­tion du con­texte, la pluie peut être vécue de manière pos­i­tive ou néga­tive. Et cette per­cep­tion a un impact sur notre “réal­ité” intérieure et extérieure.

La pen­sée dite “pos­i­tive” per­met donc d’insister sur l’activation intérieure des valeurs et émo­tions pos­i­tives ain­si que sur leur expres­sion extérieure

Exem­ple clas­sique d’ une per­son­ne devant le miroir qui désir un change­ment de son aspect physique (plus de si ou moins de ça) :

- Si ses pen­sées sont tournées vers ce qu’elle n’aime pas ou ce qui lui manque… l’inconscient activera les émo­tions asso­ciées à ce qu’elle n’aime pas. Elle se sen­ti­ra mal, stressée, elle aura cer­taine­ment des com­porte­ments de “con­trôle” dirigés par la peur… et comme la peur n’évite pas le dan­ger (au con­traire, la plu­part du temps elle l’attire), le corps représen­tera bien sou­vent ce qu’elle n’aime pas. Elle sera aus­si plus con­fron­tée à des discours/regards extérieures qu’elle vivra de manière néga­tive et qui reflèteront en miroir ce qu’elle pense d’elle-même, ali­men­tant ses pen­sées dans un cer­cle vicieux et douloureux.

- A l’inverse, si ses pen­sées sont tournées vers ce qu’elle désire, ce qu’elle aime, les émo­tions pos­i­tives asso­ciées s’activeront et le corps pour­ra se diriger dans la direc­tion désirée (cf. Les cinq blessures uni­verselles de Lise Bourbeau).

Il vaut donc mieux se dire : “J’ai envie de me sen­tir bien, libre, fière, confiant(e)… “, que : “Je n’ai plus envie de me sen­tir triste, nul(le), stressé(e)… “.
Théorique­ment ça ne change pas l’objectif mais les émo­tions ali­men­tées vous diri­gent dans deux direc­tions opposées

Vous répéter quo­ti­di­en­nement ce que vous désirez et ce dont vous avez envie, en obser­vant les pen­sées “néga­tives” pour qu’elles ne vous diri­gent plus incon­sciem­ment, est essen­tiel. Plus les pen­sées ali­mentent une émo­tion pos­i­tive plus la con­créti­sa­tion du pro­jet se dirig­era dans la direc­tion désirée.

Deman­dez vous donc ce que vous désirez, chaque jour en vous réveil­lant et plusieurs fois par jour, dans tous les détails de votre vie, plutôt que ce que vous ne voulez pas ! Com­ment voulez-vous vous sen­tir ? Vers quels choix, quelles actions cela vous dirige ?

Même en regar­dant le menu au restau­rant, cherchez plutôt ce que vous désirez manger plutôt que de regarder ce que vous n’aimez pas ou ce qu’il ne faut pas manger, pour faire votre choix. La pre­mière atti­tude activera les émo­tions asso­ciées au plaisir et favoris­era la diges­tion et l’assimilation des ali­ments. La sec­onde atti­tude insis­tera sur un choix par défaut, où le plaisir sera moin­dre et où seule la sen­sa­tion de con­trôle sera sat­is­faite. Votre corps digèr­era cer­taine­ment moins bien.

Par con­tre si vous cul­pa­bilisez après la pre­mière atti­tude, le résul­tat que vous obtien­drez revien­dra au même que celui de la sec­onde atti­tude.
Je m’explique.

Imag­inez votre main fer­mée. Tous les doigts repliés représen­tent une pen­sée néga­tive. Et votre point fer­mé représente sym­bol­ique­ment la mal­trai­tance que vous vous infligez incon­sciem­ment avec ces pen­sées néga­tives.
À chaque pen­sée pos­i­tive ali­men­tée les doigts peu­vent se dépli­er pro­gres­sive­ment. Jusqu’à ce qu’elle soit com­plète­ment ouverte et prête à vous servir comme vous le désirez en fonc­tion de la sit­u­a­tion (recevoir, saluer, caress­er, jouer, con­stru­ire…). Mais si des pen­sées néga­tives comme le juge­ment, la cul­pa­bil­ité ou la cri­tique revi­en­nent, le point se refer­mera pro­gres­sive­ment et la main ne pour­ra plus vous aider à faire ce que vous désirez.

Il s’agit donc d’une atti­tude à adopter en chaque instant, tous les jours.

Faire atten­tion à ce que vous dites et à ce que vous pensez en trans­for­mant les for­mu­la­tions néga­tives en for­mu­la­tions pos­i­tives est un grand vecteur de change­ment intérieur ET extérieur.

Les per­son­nes décrites comme pos­i­tives sont des per­son­nes qui réus­sis­sent à garder leur main ouverte la plu­part du temps. Elles ont l’air de mieux avancer dans la vie.

Les per­son­nes dites “néga­tives” ont la main fer­mée la plu­part du temps. Elles souf­frent générale­ment de ne pou­voir faire ou vivre ce qu’elles désirent.

Bien sûr, qui dit pen­sée pos­i­tive, ne veut pas dire néga­tion de la réal­ité !

Vous dire qu’il fait beau, s’il pleut, ne va pas vous aider. Il pleut, il pleut, point. Focalisez-vous plutôt sur ce que vous désirez faire ou ressen­tir dans ces con­di­tions. Et activez les actions qui vont vous per­me­t­tre de le vivre. Vous pou­vez vous dire que vous avez envie d’être au chaud et au sec par exem­ple, pas d’être dans un pays chaud à l’autre bout du monde… sauf si vous êtes sur le point de vous y ren­dre !

Et si vous ressen­tez une émo­tion douloureuse, dans un pre­mier temps accueillez-là… puis dans un sec­ond temps, deman­dez-vous ce qui pour­rait vous soulager et prenez soin de vous.

Ces pen­sées pos­i­tives ne chang­eront rien à la réal­ité de l’instant mais elles vous dirigeront dans la direc­tion que vous désirez en apaisant les émo­tions dif­fi­ciles du moment présent. C’est déjà pas mal non ?

La pen­sée pos­i­tive est donc béné­fique si elle nous ramène au présent et nous per­met de réalis­er ce que l’on a au lieu de focalis­er l’attention sur ce que l’on n’a pas. Par con­tre atten­tion à ne pas l’utiliser pour pro­jeter des rêves, des fan­tasmes dans un ailleurs et un plus tard qui dis­persent notre atten­tion et notre énergie.

Ener­gy flows where the mind goes” — Joe Dis­pen­za

(*L’énergie se dirige là où les pen­sées la por­tent)

Ces pro­jec­tions extérieures devi­en­nent très sou­vent des objets d’attente et d’idéalisation qui jouent le rôle de dis­tracteurs. Elles nous font per­dre du temps en détour­nant notre atten­tion de ce qui existe, ici et main­tenant. Sans présent con­sid­éré dans sa réal­ité, le futur ne peut se con­stru­ire et ces rêves idéal­isés devi­en­nent des futurs éter­nels qui ali­mentent la décep­tion.

Si jamais une petite voix en apparence douce et récon­for­t­ante vous susurre intérieure­ment : “Ce n’est pas encore le temps… ça va venir… “, et que vous l’écoutez en repous­sant à plus tard l’objet de votre désir, alors c’est prob­a­ble­ment repar­ti pour un tour… de non réal­i­sa­tion.

Pour con­clure, le béné­fice majeur de la pen­sée pos­i­tive est de nous ouvrir aux émo­tions pos­i­tives. Nous sommes telle­ment habitués à regarder ce qui ne va pas, que nous libér­er des pen­sées néga­tives est déjà un grand chal­lenge en soi. Mais cela ne suf­fit pas pour savoir instinc­tive­ment com­ment nour­rir le posi­tif en nous. Il s’agit par­fois de tout un appren­tis­sage pour accepter de “recevoir” et donc de s’ouvrir à de nou­velles émo­tions qui peu­vent même par­fois faire peur… parce qu’elles sont nou­velles ou intens­es. La pen­sée pos­i­tive nous apprend donc aus­si à recevoir et à attir­er à nous des bonnes choses.

La Posi­tion Essen­tielle accom­pa­gne cet appren­tis­sage en déjouant, en plus, les tours de la par­tie de soi (l’Ego) qui n’aime pas le change­ment. Peu lui importe s’ils sont asso­ciés à du mieux être. Elle per­met donc de béné­fici­er de la pen­sée pos­i­tive, en dimin­u­ant les résis­tances de l’Ego. Elle favorise ain­si l’ancrage “psy­chique”, c’est-à-dire une pen­sée (même spir­ituelle) qui sou­tien l’ancrage dans la réal­ité, ici et main­tenant.

Aurélie Aspert

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