Les angles morts de l’Inconscient

L’inconscient est la par­tie de soi qui col­lecte les infor­ma­tions de nos expéri­ences passées, qu’elles soient vécues (issues de notre his­toire per­son­nelle) ou non vécues (issues de l’histoire famil­iale ou col­lec­tive).

Ces infor­ma­tions fonc­tion­nent comme des “mémoires”.
Des mémoires stock­ées dans le corps (la mémoire cel­lu­laire) et non dans le men­tal.

Notre men­tal ne sait donc pas ce que l’inconscient ren­ferme, et ne perçoit pas sa présence.
Sauf s’il est entraîné à le décoder.

L’inconscient fonc­tionne comme un fil­tre invis­i­ble pour le men­tal

A chaque fois qu’une sit­u­a­tion appuie sur “nos bou­tons émo­tion­nels”, elle réac­tive l’une de ces mémoires incon­scientes. Oui, cela veut dire que nos bou­tons émo­tion­nels sont reliés à notre passé. Le passé non inté­gré, non archivé émo­tion­nelle­ment, car trop douloureux.

Ces sit­u­a­tions extérieures sont là pour nous aider, avec la sen­sa­tion d’inconfort qu’elles génèrent, à porter notre atten­tion à l’intérieur. Et si nous le faisons (au lieu de per­dre notre énergie à blâmer l’extérieur), nous remet­tons de la “lumière” sur nos “ombres”, c’est à dire de la con­science sur nos points aveu­gles.
Lorsque ces points aveu­gles devi­en­nent moins nom­breux, la Con­science peut se déploy­er.
C’est le chemin vers ce que l’on appelle aujourd’hui “la pleine con­science”.

Les proces­sus incon­scients sont donc essen­tielle­ment là pour nous guider, même s’ils activent des sit­u­a­tions désagréables. Un peu à l’image d’un dés­in­fec­tant qui pique, mais qui net­toie.

Et, la “rela­tion”, que l’on con­sid­ère dans La Posi­tion Essen­tielle comme un miroir extérieur, est très “éclairante”.

Imag­inez-vous dans une voiture.
Les proces­sus incon­scients agis­sent comme des “angles morts”, des points aveu­gles où nous ne nous voyons pas, même si on se retourne sur soi (si on se remet en ques­tion).
Si une autre per­son­ne se trou­ve en dehors de la voiture et vous guide pour vous gar­er, par exem­ple, elle vous facilite le tra­vail.
Bien évidem­ment, si elle vous guide avec irri­tabil­ité, il y a de fortes chances pour que vous préfériez vous débrouiller tout(e) seul(e). Par con­tre, si cette guid­ance se fait avec bien­veil­lance ou amour, cela facilite beau­coup les choses.

Pour ceux qui veu­lent con­seiller les autres (Et oui c’est tou­jours plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien, incon­scient oblige), sou­venez-vous donc que la bien­veil­lance est une clé impor­tante, qui ne peut se fein­dre.

Lorsqu’on partage les mêmes angles morts (famille, amis intimes…), c’est un peu comme si on se trou­vait dans le même véhicule (on partage la même prob­lé­ma­tique incon­sciente). On ne voit donc pas, non plus, à cet endroit là. On ne peut s’aider à évoluer par des con­seils explicites sur ces points là.

Par con­tre on peut s’aider incon­sciem­ment, en représen­tant les miroirs de nos prob­lé­ma­tiques com­munes. On active alors une autre pro­priété de l’inconscient : ce qui vous irrite forte­ment chez l’Autre, et que vous ne recon­nais­sez pas en vous, joue le rôle de miroir incon­scient. Dès que vous ressen­tez une réso­nance émo­tion­nelle (même néga­tive) avec quelqu’un, c’est que vous êtes reliés incon­sciem­ment (et énergé­tique­ment) sur ce point. Dif­fi­cile à admet­tre hein…  alors essayez ! Avec votre père ou votre mère par exem­ple. Vous ver­rez c’est bien désagréable comme remise en ques­tion… mais très effi­cace.

Lorsque nos angles morts diver­gent (autre prob­lé­ma­tique incon­sciente ou prob­lé­ma­tique résolue), on peut s’aider de manière con­sciente par des con­seils éclairés.

Alors, même si c’est dif­fi­cile de faire con­fi­ance à quelqu’un d’extérieur, si une per­son­ne que vous aimez, et qui vous aime en retour, essaie de vous guider… prenez le temps d’essayer de lui faire con­fi­ance au lieu de vous bra­quer et de croire que ce qu’il vous dit sur vous n’est pas vrai puisque vous ne le voyiez pas.

Faîtes l’expérience et voyez si cela aide.
Mais n’essayez pas avec non­cha­lance, ou de manière super­fi­cielle, his­toire de vous leur­rer der­rière un “j’ai essayé”. Essayez réelle­ment (en met­tant votre Ego de côté), avec toute votre con­fi­ance, avec tout votre amour et désir de vous con­necter.

C’est aus­si ça lâch­er-prise : faire con­fi­ance…  et faire avec les con­seils qui sont là. Même si on ne les a pas demandés.

Allez, ça pique mais ça guérit 😉

Aurélie Aspert

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1 Comment

  • Nos murailles de Chine - La position essentielle 2 mai 2019

    […] Si cette muraille est invis­i­ble de l’intérieur, elle peut, par con­tre, être vis­i­ble de l’extérieur. Par les per­son­nes entrainées à observ­er ces mécan­ismes de défense mais aus­si celles qui vous sont proches, qui vous ont telle­ment côtoyé(e) et qui les ont telle­ment “subies”, qu’ils ont eu le temps de s’en ren­dre compte. Car nos fil­tres incon­scients agis­sent effi­cace­ment sur nous mais pas sur les autres. Comme les leurs agis­sent sur eux mais pas sur nous. C’est pour cette rai­son qu’”il est tou­jours plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien” (Cf. l’article : “Les angles morts de l’inconscient”). […]

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