Comprendre (l’origine de ses troubles) est-il essentiel ?

Met­tre du sens sur ce que nous vivons apaise, oui.

Cepen­dant le plus impor­tant n’est pas tant le “sens men­tal” que nous pou­vons don­ner à nos souf­frances émo­tion­nelles ou cor­porelles, mais bien notre capac­ité à libér­er les mémoires souf­frantes stock­ées dans le corps en remet­tant les sens, c’est à dire le sen­soriel, au devant de la scène thérapeutique.
Je m’explique.

Si, par exem­ple, vous avez la pho­bie des chiens. Vous pour­rez tou­jours remon­ter dans votre his­toire et trou­ver la cause, ou non, de cette peur. Cepen­dant, même si vous réalisez que cette pho­bie vient d’un évène­ment trau­ma­tique vécu dans votre enfance ou celle d’un aïeul, cela ne suf­fi­ra générale­ment pas pour élim­in­er la peur.
Par con­tre, avec des tech­niques psy­cho-cor­porelles telle que l’hypnose, la sophrolo­gie, la médi­ta­tion ou toute approche qui vous recon­necte en con­science au corps, vous pour­rez libér­er cette peur. Il vous fau­dra pour cela, accepter de pren­dre con­tact avec cette émo­tion que vous fuyez habituelle­ment. Et c’est à ce moment là qu’il vous fau­dra le courage de faire face à votre peur. Et ce n’est pas sim­ple… car nos peurs sont nos plus grandes limitations.
Cette libéra­tion ne se fera peut-être pas en une séance, mais dès la pre­mière la peur sera déjà plus atténuée.

Il s’agit de réac­tiv­er par la pen­sée, l’émotion de peur ou l’angoisse qui y est associée.

Par exem­ple, dans le cas de la pho­bie du chien, visu­alisez un chien. Ensuite, portez votre atten­tion sur le corps et la sen­sa­tion physique que cette émo­tion génère. Vous pour­riez ressen­tir votre gorge se ser­rer, le coeur s’emballer, une chaleur dans le ven­tre, au con­traire une grande sen­sa­tion de froid ou tout autre sen­sa­tion. Cha­cun est dif­férent. Mais l’important est de se décen­tr­er de la pen­sée du chien recher­chée ini­tiale­ment pour con­tac­ter, dans un sec­ond temps, la sen­sa­tion cor­porelle. De là, accueillez cette sen­sa­tion avec l’intention de la “dif­fuser” dans le reste du corps. Vous n’avez rien à faire… juste à pos­er l’intention. Lâchez ensuite le résul­tat. Vous allez peut-être la sen­tir se dévelop­per, pren­dre toute la place qu’elle souhaite, ou bien la sen­tir cir­culer dans dif­férentes par­ties du corps. Ou encore, la sen­sa­tion physique du début peut se trans­former en une toute autre sen­sa­tion, au même endroit, ou ailleurs. Il n’y a pas de règle, à cha­cun son corps et son expéri­ence du jour.

L’idéal, c’est de laiss­er le proces­sus se faire jusqu’à une sen­sa­tion d’apaisement, pour que toutes les cel­lules cor­porelles puis­sent “archiv­er” l’information émo­tion­nelle, c’est-à-dire la faire appartenir au passé.

Cette tech­nique peut vous paraître nou­velle et/ou bien trop sim­ple pour être effi­cace et pour­tant cela fonc­tionne. Même si elle est plus facile­ment acces­si­ble au début avec l’aide d’un thérapeute, vous pou­vez très bien essay­er de la maîtris­er de manière autonome.

Pour les par­tic­i­pants à la for­ma­tion en ligne, cette tech­nique leur sera expliquée plus en détails dans le mod­ule sur les émo­tions où un exer­ci­ce audio leur per­me­t­tra d’en faire l’ex­péri­ence plus facilement.

L’avantage de cette tech­nique, c’est qu’il n’est pas néces­saire de savoir POURQUOI ou COMMENT vous avez été trau­ma­tisé, pour procéder à la libéra­tion de ce qui vous fait souffrir.
Pas mal non ?

Met­tre du sens men­tal n’est donc pas néces­saire, pour se libér­er d’une émo­tion ou même d’un sché­ma répétitif

D’un autre côté, savoir d’où vient une souf­france, sans pass­er par la libéra­tion cor­porelle, ne pour­ra jamais libér­er défini­tive­ment du passé. Cette mémoire, tou­jours stock­ée dans le corps, se réac­tivera en présence d’un fac­teur externe rap­pelant la scène à l’origine du trau­ma­tisme. En fait, la libéra­tion de toute souf­france, peur, croy­ance… néces­site que vous replac­i­ez votre con­science dans le corps, lieu où cette mémoire (con­sciente ou incon­sciente) est stockée.

C’est peut-être pour cette rai­son que cer­taines per­son­nes ne sont pas com­plète­ment soulagées ou trou­vent des lim­ites aux psy­chothérapies et psy­ch­analy­ses qui n’utilisent que des out­ils men­taux pour “com­pren­dre” ce qui leur arrive. Sans pro­pos­er l’étape de la libéra­tion des souf­frances par le corps, (que ce soit par l’hypnose, la relax­ation, la sophrolo­gie ou autres formes de médi­ta­tion) seules les pen­sées sont soulagées… pas vos émo­tions, ni votre mémoire corporelle.

Le men­tal et le corps sont com­plé­men­taires et ils n’agissent pas de la même manière

Toute l’idée dans La Posi­tion Essen­tielle, c’est de pass­er de la “rai­son” à la réso­nance, de descen­dre du men­tal vers le corps. Pour qu’ils cessent d’en­tr­er en con­flit (ce qui nous empêche d’a­vancer) et qu’ils puis­sent agir ensem­ble, en synergie.

Le men­tal a tou­jours peur de ce qui est nou­veau, de ce qu’il ne con­naît pas, car il aime garder le con­trôle. Cette peur vient de la dis­tance envers ce qui est nou­veau, incon­nu, incom­préhen­si­ble. La Posi­tion Essen­tielle vous invite donc à vous approcher de ce qui résonne émo­tion­nelle­ment en vous (même si c’est la peur) pour pou­voir décou­vrir, ren­con­tr­er et s’ouvrir à du nou­veau en vous et à l’extérieur de vous.
S’il y a con­flit, intérieure­ment ou extérieure­ment avec un autre, c’est dans le rap­proche­ment, la ren­con­tre, le partage et l’échange que les tour­bil­lons intérieures et extérieurs s’apaiseront.

La com­préhen­sion est à envis­ager, ici, comme un lieu d’engagement envers vous-même. Un espace où vous pou­vez essay­er de “sen­tir” ce qui résonne en vous, plutôt que de l’analyser.
En vous attar­dant sur les points qui réson­nent vous lais­serez votre corps vous guider par rap­port à ce que le men­tal com­prend (ou non d’ailleurs). Ces lieux de réso­nance sont de réels lieux d’engagement envers vous-même, bien plus que les lieux de raisonnement.

Alors lisez, mais surtout ressen­tez ces lignes plutôt que d’essayer de tout comprendre…

Et si vous sen­tez votre corps se réveiller, du côté du plaisir ou bien même de la peur… peu importe l’émotion (elle vous annonce une pos­si­bil­ité de change­ment), alors il est très prob­a­ble que La Posi­tion Essen­tielle ait quelque chose à vous apporter !

Aurélie Aspert

 

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2 Comments

  • La dépression selon La Position Essentielle - La position essentielle 24 novembre 2019

    […] la médi­ta­tion ou la sophrolo­gie vous aideront égale­ment pour cela. Cf. l’article“Com­pren­dre (l’origine de ses trou­bles) est-il essen­tiel ?” pour rap­pel de ces […]

    Répondre
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